Cette réputation de mauvaise Hélène, muée au fil des siècles en "mauvaise Haleine" sous la plume d'un moine copiste presbyte du moyen-âge, lui vaut d'être invoquée, aujourd'hui encore, contre les odeurs buccales nauséabondes.
Saisissons la balle au bond et penchons-nous (prudemment) sur ce sujet qui fait rarement la une de l'actualité mais qui pourrit nez-en-moins le quotidien de bon nombre de nos contemporains. Malgré les multiples tentatives de solutions pour endiguer le phénomène, la mauvaise haleine reste une des plaies de notre société. Certaines religions tentent bien de voiler le problème, mais ce n'est que pis-aller (et retour).
Alors que les décideurs qui décident pour nous rivalisent d'imagination pour envoyer au turbin tous les fainéants profiteurs qui ne pensent qu'à dormir, boire des coups et fumer des pétards, ils oublient trop souvent que la mauvaise haleine peut constituer un facteur déterminant de l'orientation professionnelle du chercheur d'emploi.
Aussi, voici quelques conseils:
- Si vous craignez de subir la mauvaise haleine de votre clientèle, évitez des métiers tels que dentiste, ophtalmologue, confesseur ou professeur de tango argentin.
- Si, de surcroît, vous redoutez de mêler vos propres déjections respiratoires à celles de vos interlocuteurs, optez pour un métier sûr, tel que guichetier de banque ou de station de péage sur autoroute, gynécologue, animateur radio, vétérinaire, conducteur de grue, proctologue ou employé de pompes funèbres.
Terminons cette brillante et non moins pertinente évocation de la Sainte du jour en rappelant qu'Hélène était à la fois polygame et helvète. D'où son surnom d'Hélène de 3 Suisses. (NDLR. explication en MP sur demande).
Et pour terminer cet hommage, écoutons religieusement ce fleuron de la chanson française.
Donc, voilà,