Publié le 5 Mai 2018 par Jean Dufour
La Ministre de l'enseignement, jamais à cour d'idées et de récréation, invite les vieux profs à reprendre du service pour faire face à la pénurie d'enseignants. Excellente initiative !
Ceci nécessitera cependant quelques aménagements dans les écoles. Nous avons pu nous procurer en exclusivité le projet de circulaire qui devrait être envoyé dès lundi à tous les pouvoirs organisateurs. On peut y lire les recommandations suivantes:
- L'heure de cours sera portée à 15 minutes et des intercours de 35 minutes seront prévus, afin de laisser le temps à l'enseignant de changer de local.
- Les profs en chaise roulante pourront donner leurs cours assis. Sauf les profs de gym.
- Priorité sera accordée aux locaux situés à moins de deux minutes des toilettes.
- Un staff d'infirmiers et de secouristes sera présent en permanence dans les murs de l'établissement.
- Des manuels en grands caractères seront à disposition des professeurs, et un système d'amplification équipera les salles audio-visuelles.
- La dernière édition de "l'informatique pour les nuls" sera offert à chaque enseignant, ainsi qu'un lexique du langage ado édition 2018.
- On prévoira, à la cantine, du potage, de la purée et de la viande hachée.
La circulaire contient également des recommandations à destination des étudiants, telles que:
- Parlez à vos professeurs lentement, en articulant et en haussant le ton. Utilisez un langage simple et un vocabulaire adapté.
- Évitez de porter des tenues provocantes qui risquent de réveiller des ardeurs chez les vieux professeurs et de leur occasionner des soucis cardiaques voire des arrêts de travail qui seraient contre-productifs au regard des objectifs premiers de cette réforme.
Et enfin, il est bon de rappeler qu'au-delà de 80 ans, les profs seront dispensés de manif. et pourront se faire remplacer par un plus jeune lorsque viendra leur tour de siffler la fin de la récré.
Donc, voilà.
Publié le 4 Mai 2018 par Jean Dufour
Afin d'alimenter cet intéressant débat autour de l'insulte fleurie proférée par un élu politique dans son discours du premier Mai, et de ramener un brin de sérénité (et de muguet) dans ces échanges passionnés et passionnants, intéressons-nous d'un peu plus près à ce fameux qualificatif qui a fait couler tellement d'encre. Et pas que.
Soulignons tout d'abord la discrimination dont est victime, une fois de plus, la gente masculine. En effet, si le mot salope possède bien son pendant masculin (NDLR: que le mot "salop" soit beaucoup moins connu et peu utilisé, il est un pas qu'il serait tentant de franchir, celui d'une déduction hâtive qui voudrait que cette propension au dévergondage soit également moins présente dans la population mâle... nous nous garderons bien de le faire. Mais quand même ...) si donc salope et salop figurent bien au dictionnaire, forceps de constater que le terme salaud (déf. homme méprisable et moralement répugnant) n'a pas de correspondant féminin, et que le féminin de saligaud (déf. homme ignoble et méprisable) n'est que très rarement utilisé. Face aux salops, salauds et saligauds, il n'y a donc que des salopes. Dont acte.
Bien loin de nous l'idée de prendre parti, mais notons quand même qu'une "marie-salope" est un terme de marine qui désigne un sale bateau qui drague. Un exemple vaut mieux qu'un long discours...!
Et enfin, souvenons-nous de cette célèbre femme de mauvaise vie, habitante de la commune de Vaux (Moselle) reconvertie dans la boucherie, mieux connue sous le nom de l'ex-salope de Vaux.
A noter, pour conclure cette brillante démonstration, que si, sur un chantier, le salop pète dans sa salopette, la salopette pète aussi. Et ... le salop part ! Et ... la salope rit ! Dont acte.
Donc, voilà,
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Guy Bedos "Toutes des salopes"
Guy BEDOS interprète le sketch "Toutes des salopes". Ce sketch est agrémenté d'un carré blanc (rectangulaire pour l'occasion)
Publié le 3 Mai 2018 par Jean Dufour
Il faut sauver le soldat Massin ! Depuis ce premier Mai et ce fameux discours au cours duquel le suce nommé s'est fendu d'un vibrant plaidoyer à l'égard (du Nord) d'une adversaire d'un autre bord ... politique que le sien, la traitant sans ambages de "s....e" (reprendre ici le mot de "salope" serait pour le moins inconvenant, nous l'avons donc remplacé par des pointillés), depuis mardi donc, ce n'est qu'accusations massives et reproches unilatérales, lancés sans aucune nuance ni circonspection.
Or, si l'on prenait la peine d'analyser froidement les faits et d'étudier le sens profond du discours, au-delà des apparences, on aurait tôt fait de constater que les intentions de l'auteur de ces paroles étaient loin d'être blâmables et relevaient plus de la déclaration d'amour que d'une insulte gratuite.
En effet, selon un récent sondage de l'Echo de la Bourse, il apparaît que le fameux mot incriminé (NDLR: "s....e") figure en première place dans la liste des vocables les plus souvent proférés au moment le plus crucial de l'accouplement (surtout humain) quand, atteignant le point de non-retour, le mâle assène à sa bien aimée des noms qui soulèveraient des tonnerre de protestations s'ils étaient clamés lors d'un meeting électoral. En deuxième position (NDLR: jeu de mot indépendant de notre volonté), nous trouvons un animal quadrupède, de sexe féminin, dont le début du nom évoque une plaque minéralogique suisse. Viennent ensuite "klpox£krgf", "kklazµdjoi7uefn" et "as%ù^kdhj§ize" (noms d'emprunt).
Dès lors, comment peut-on taxer d'insultante la prose de ce pauvre orateur, accusé d'avoir proféré un qualificatif que tant d'autres souhaiteraient entendre plus souvent...
Comme quoi, tout est toujours question de contexte ! Poil au texte !
Donc, voilà,
Publié le 2 Mai 2018 par Jean Dufour
On fêtait hier le Premier Mai. On sait peu de choses sur ce Saint, si ce n'est qu'il était l'ainé de la famille Mai, et qu'il est aujourd'hui vénéré comme patron des fabricants d'hors d'œuvres, plus communément appelés "premiers mets".
On a fait également de ce jour la fête du travail, devenue au fil du temps la "faites du travail" au fur et à mesure que la vague de lidlisation grignotait insidieusement les digues protectrices érigées à grand peine durant des décennies et dénommées "repos dominical", "retraite bien méritée", "respect de la vie privée" et "bien-être au travail".
Une autre version nous apprend que l'origine de cette fête est à rechercher en Afrique, au début du siècle dernier. Les gentils colons, venus offrir du travail aux autochtones qui s'ennuyaient grave avant leur arrivée, avaient pour habitude d'établir leurs quartiers dans une habitation tout au bout du village. Quand les travailleurs s'indignaient de leurs conditions de travail, on les envoyait rouspéter vers le dernier logis, pointé du doigt comme abritant le source de tous les maux. Le slogan "c'est la hutte finale" devint rapidement le chant de ralliement de tous les travailleurs exploités du mon dentier. Poil aux dents.
Publié le 29 Avril 2018 par Jean Dufour
Nous fêtons aujourd'hui Catherine de Sienne, spécialement évoquée pour cette maladie fortement répandue qui consiste à prendre pour siennes des choses qui ne le sont pas. Nombreux sont ceux, en effet, qui s'arrogent le droit de propriété sur les avoirs d'autrui et leur dérobent subrepticement argent, biens, opinions, liberté, innocence, santé, vie, conjoint, voire place de parking.
Mais, si c'est Catherine de Sienne que l'on commémore encore de nos jours, c'est son conjoint qui vécut un martyre patronymique particulièrement cruel, en raison de la singularité du nom de son épouse. Les premières difficultés apparurent quand il lui demanda sa main: "Sienne, veux-tu être mienne ?". Mais ce n'était qu'un début ...
En guise de cadeau, il lui offrit une petite chienne, car lui en avait déjà une, son ancienne chienne. Il eut ainsi la sienne, et la Sienne, la sienne. Donc, chacun la sienne. Or, la chienne de Sienne faisait des siennes. Le mari, qui s'appelait Etienne, tentait de la calmer. Mais la Sienne ne supportait pas que quiconque s'adressât à sa chienne. Elle s'écriait alors: "chacun la sienne, à la tienne Etienne !". La légende veut que c'est alors que naquit la célèbre antienne que l'on entonne encore aujourd'hui "A la tienne, Etienne". Mais ce n'est qu'une légende. Ou pas.
Catherine avait une fille, Alsa, née de père inconnu. Celle-ci portât donc tout naturellement le nom de sa mère qui devint également celui du fameux biscuit qu'elle inventât et qui fit sa fortune. C'est une erreur d'un moine copiste presbyte du Moyen-âge qui transforma son nom en l'Alsacienne que l'on connait encore aujourd'hui.
Donc, voilà.
Publié le 27 Avril 2018 par Jean Dufour
Plusieurs personnes nous ont posé la même question à l'occasion de l'ouverture, à Paris, de cette maison close d'un genre particulier, où le personnel spécialisé est remplacé par de charmants mannequins en matière synthétique. Renseignements pris, voici notre réponse: oui, il vous est possible d'envoyer à votre place un automate à votre effigie, pour vous éviter de faire le déplacement. Enfin, une bonne nouvelle.
Donc, voilà
Publié le 22 Avril 2018 par Jean Dufour
Certains courants religieux ordonnent aux hommes de ne point serrer la pince aux dames afin de ne pas succomber à la tentation d'une fornication impromptue et incontrôlable. On ne peut que souscrire à ce précepte bien salutaire, tant il est vrai que les rapprochements corporels, fusent-ils uniquement manuels, ne peuvent qu'inciter à la luxure et à la débauche. Il suffit, pour nous en convaincre, d'observer l'état d'excitation que tente de contrôler péniblement le Président français quand il serre la mimine à la Chancelière allemande ou à la Première Ministre britannique, ou de constater l'empourprement violacé de notre Premier Ministre (bleu + rouge = violet) lorsqu'il mélange ses phalanges à celles de la Ministre de la santé.
Rappelons dans la foulée qu'il est également fortement déconseillé aux dames, quelle que soit leur obédience, de serrer la bite d'un inconnu.
Donc, voilà.
Publié le 21 Avril 2018 par Jean Dufour
Notre Secrétaire d'Etat des asiles et des Aziz entend prendre exemple sur l'Australie. Outre le fait qu'il souhaite faire libérer sur le champs les kangourous et les kangourousses du zoo d'Antwerpen et de Pairi Daisa, (NDLR: rappelons que ce charmant marsupial appartient à une espèce dont les mœurs se rapprochent le plus de celles de l'homme: fier de sa grande queue, il s'en met plein les poches), le Secrétaire d'Etat, donc, entend également s'inspirer de la politique d'immigration du gouvernement de Sidney (blonde ou brune).
La Belgique, comme l’Australie, doit selon lui « choisir qui vient dans notre pays » et « à un rythme qui prenne en compte la capacité sociale, économique et culturelle de notre pays » (NDLR, à l'attention des élèves qui s'apprêtent à passer leur CEB: évitez de répéter deux fois le même mot dans la même phrase. Exemple, ici: "pays"). (*)
Aussitôt dit aussitôt fait. Notre correspondant sur place nous a transmis une coupure de presse parue ce jour-même dans La Meuse édition Addis-Abeba. On y lit l'annonce suivante:
"Petit pays, Ch. migrant bien sous tous rapports, âge mur, mais pas trop, célibataire sans charge de famille, niveau universitaire, honnête et courageux.
Les lettres de candidatures et CV sont à envoyer par recommandé, la date de la poste faisant foi, accompagnés des documents suivants: certificat de bonnes vie et mœurs, permis de conduire, preuve de paiement des trois derniers loyers, fiches de paie et recommandation de l'employeur, carte SIS, code PIN et PUK, photo (couleur !). La connaissance du néerlandais est un atout. Les groupes sanguins de type O seront prioritaires.
Les candidats seront conviés à un entretien. Ils seront munis de leur titre de transport, aller et surtout retour."
Donc, voilà.
* Note: l'auteur de cet article devrait se relire avant de donner des leçons: "répéter deux fois le même mot dans la même phrase", bel exemple de bégaiement syntaxique (du gendarme).