Notre service public d’information, financé en partie par nos sousous, fonctionne en mode estival. Le monde est en effervescence, l’actualité ne s’arrête pas, que du contraire, mais pendant deux mois, les émissions d’infos, de reportage, de débat et d’analyse se font rares. Comme chaque été, place aux rediffusions à gogo et à la promotion du tourisme local, des grottes de Han au lac de l’Eau d’Heure, en passant par la cascade de Coo et le Manneken pis (qui, ceci dit en passant, n’a pas pris une ride en un an !).
Même les producteurs qui produisent n’écoutent pas ce qu’ils diffusent ! Et surtout ne s’excusent plus en cas d’erreurs ou de manque de précisions. Deux exemples :
- Vendredi, dans la matinale, diffusion d’un large extrait d’un podcast sur Jeanne d’Arc. (NDLR : Un choix judicieux alors que l’Europe flambe !). Samedi, le lendemain, exactement pile-poil à la même heure, rediffusion du même épisode. Des fois qu’on n’aurait pas compris. Sans explication ni excuse. (*)
- En fin de journée, en semaine, rediffusion d’une émission (très intéressante au demeurant) sans annonce pour signaler qu’il s’agit d’une nouvelle diffusion d’une émission de la matinée. Ce qui donne à l’écoute : « Fin des informations de 18 heures, prochain journal dans une heure ». Immédiatement suivi de « Il est 10 h 10, nous sommes ensemble jusqu’à 11 heures ». Imaginons le gars coincé dans les embouteillages qui se dit qu’il a encore bien le temps de rentrer à la maison, et qu’il irait bien s’en jeter une avant de rentrer… Ou deux.
Mais bon, errare humanum est, isn‘it ? Mais, quand même, perseverare diabolicum. Non ? Si !
Donc, voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Et chez vous, ça va ?
* Note : A propos de Jeanne d’Arc, on a appris lors de cette émission multidiffusée, que c’est à elle qu’on doit cette célèbre réplique, clamée lors de son procès : « Je ne suis pucelle que vous croyez ».