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Donc voilà

Un peu de tout, sur tout ou rien, selon l'humeur du jour.

APARTHEID SCOLAIRE

Publié le 22 Août 2019 par Jean Dufour

Il nous revient – nous n’en revenons pas ! – que des gamins seraient contraints de manger leurs tartines de midi à même le sol de la cantine de l'école, leurs parents ayant omis de s’acquitter du paiement du droit de laisser-poser son cul sur un siège subventionné.

Après les chaises rembourrées réservées aux notables dans les églises d’antan, les places dédicacées aux blancs sous certains régimes et les bancs anti-SDF dans nos villes, alors que l’on croyait avoir progressé sur le chemin de l’égalité du droit à s’asseoir pour tous depuis que dans certaines commissions il est même devenu désormais possible d’être rémunéré sans siéger, voilà que le privilège de déposer son pèpèt’ fait aujourd’hui un pas en arrière, puisqu'il intègre à présent la grande famille des matières marchandisables.

Heureusement, tout n’est pas noir pour autant. Ainsi, on apprend de source sûre qu'un décret est en préparation, interdisant aux élèves sur siège de jeter leurs restes aux pauvres condisciples assis par terre, sous peine de privation de dessert. Ceci afin d'éviter d'humilier inutilement leurs camarades moins chanceux.

Quant aux chaisards, il seront dispensés de la taxe, en vertu d'un souci d'égalité des chances, mais devront apposer un disque de stationnement limitant leur occupation de l'espace à une demi heure.

Par ailleurs, dans la même école, la direction vient d’autoriser les élèves à remplir deux fois par jour leur gobelet au robinet de la cour de récréation, à condition que le récipient soit fourni par l’écolier et que celui-ci consomme le précieux liquide sur place, sans le ramener à la maison. Il est même possible que le gamin bénéficie d'une ration d'eau supplémentaire s'il n'a pas fait usage de ses trois bons quotidiens qui lui donnent accès aux toilettes (un bon pour faire pipi, deux bons pour faire sa grande). Logique.

Donc, voilà,

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PETITE ZANNONCE

Publié le 19 Août 2019 par Jean Dufour

Ensemble de musique de chambre Ikea cherche partition de montage.
Donc, voilà,

PETITE ZANNONCE
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PRÉNOM VS PRÉNOM

Publié le 16 Août 2019 par Jean Dufour

Depuis ce 1er août 2019, la procédure de changement de prénom a été intégralement transférée aux communes. Elle sera plus rapide et passera de 6 à 3 mois.

Une bonne nouvelle donc. Rappelons nez-en-moins que le prénom ne peut s'échanger que contre un autre prénom. Il nous revient qu’un citoyen de la Commune de R. a vu sa demande rejetée. Il souhaitait échanger son prénom contre deux casiers d'Orval.

Par ailleurs, signalons à Dominique T. qui a changé de sexe en juin dernier, que le changement de Dominique en Dominique ne lui sera pas facturé. Sauf s'il veut s'appeler Roger. Ou Simone.

Et enfin, nous informons Robert Trouduc que sa nouvelle carte d'identité est prête. Au nom de Georges Trouduc.
Donc, voilà.

PRÉNOM VS PRÉNOM
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ORGANE DE TOI

Publié le 15 Août 2019 par Jean Dufour

Le don d’organe(s) est fréquemment évoqué, ces derniers temps, dans la presse. C’est l’occasion de nous souvenir de certaines recommandations essentielles, afin que le don dont (NDLR : don dont, répétition phonétique malheureuse mais dont la sonorité chantante ajoute nez-en-moins un petit air guilleret à cet austère argumentaire, tagada tsoin tsoin) donc don dont il est question s’effectue au mieux.

1.Rappelons tout d’abord qu’il s’agit bien d’un don définitif et non d’un prêt temporaire. A titre d’exemple, n’est pas considérée comme don d’organe la mise à disposition pour un temps limité (de quelques minutes à … quelques minutes) de l’appareil reproducteur masculin transplanté provisoirement dans l’organisme de sa voisine. Ceci relève d’un autre sujet sur lequel nous ne nous étendrons pas. Du moins pas aujourd’hui.

2.Soulignons que le don ne peut s’effectuer que d’humain à humain. Donner sa langue au chat n’entre donc pas non plus dans la nomenclature des actes remboursés par la sécurité sociale. Le félin suce-nommé fût-il de sexe féminin. (Traduction : donner sa langue à la chatte).

3.Evitons de plaisanter sur le sujet. Dire à un enfant qui se cure l’orifice nasal : « tu veux mon doigt ? » pourrait se révéler lourd de conséquences, surtout si le gamin connait ses droits (du bout des doigts).

4.Et enfin, ce geste généreux d’offrir une part de son anatomie à un contemporain doit s’opérer dans la plus grande discrétion, et dans un esprit de totale abnégation. Il est malvenu de clamer, comme le fit un certain chanteur, à l’issue d’un don de foie : « je suis organe de toi », ni de suivre l’exemple de cette firme de pneumatique qui se targuait de sa générosité en affichant jadis sur les panneaux routiers « don du pneu Englebert ».

Par ces rappels essentiels, nous espérons avoir fait avancer la science de quelques pas, et collaboré ainsi à retarder de plusieurs années la date d’obsolescence de l’un ou l’autre humanoïde condamné à une fin de parcours précipitée.
Donc, voilà,

ORGANE DE TOI
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COMMUNIQUE URGENT

Publié le 12 Août 2019 par Jean Dufour

Le préposé à la rédaction des avis de disparition ayant disparu, nous ne pouvons publier son signalement. 
Veuillez nous en excuser.

 

Donc, voilà,

COMMUNIQUE URGENT
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MOULES A VOLONTÉ

Publié le 10 Août 2019 par Jean Dufour

Cette alléchante invitation qui fleurit en ce moment aux devantures des restaurants, friteries et autres gargotes du pays, est à nouveau un bel exemple d'une ignominieuse manipulation de l'opinion à des fins bassement mercantiles au détriment du respect de la plus élémentaire des éthiques (du gendarme).

La "volonté" désignant (d'après au moins huit kipedia) "la faculté d'exercer un libre choix gouverné par la raison, et en particulier, en philosophie morale, la faculté qu'a la raison de déterminer une action d'après des « normes » ou des principes", qui osera encore prétendre que c'est de son plein gré et en pleine conscience, que la moule accepte de se faire ébouillanter puis ingurgiter, à l'ail, au vin blanc ou nature ?

Selon un récent sondage, le pourcentage de moules vraiment volontaires, ne dépasserait pas les 3 %.
Exigeons donc de nos restaurateurs, une attestation signée par la moule (ou par ses parents si la moule est mineure) confirmant sa volonté de subir un tel traitement. 
Rappelons que les moules ont par ailleurs la possibilité de manifester, à titre préventif, auprès de leur administration communale, leur volonté de ne pas être soumises à un acharnement culinaire. Mais peu le savent encore.

Nous reviendrons plus tard sur le problème des "frites à volonté". La récente affaire des caméras découvertes dans les vestiaires d'une usine de fabrication de frites (voir la presse des 7 et 8 août) pose bien évidemment la question du respect de la vie privée. Mais ceci est un autre débat.


Donc, voilà,

 

NDLR. En cherchant sur Google, dans la catégorie "photos libres de droits", des images correspondant à la définition de "moules à volonté", voici ce qui nous est proposé. Entre autres. Le lien avec le titre de l'article est donc ténu. A moins que. Chacun jugera.

MOULES A VOLONTÉ
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BOTTÉ EN TOUCHE

Publié le 8 Août 2019 par Jean Dufour

Il est parfois bon de ne pas stationner sur une première impression, et de découvrir que derrière chaque nuage il y a souvent du soleil, derrière chaque visage renfrogné il y a un sourire qui s'ignore, et dans un tas d'ordure on peut trouver, en grattant un peu, un billet gagnant du lotto (par exemple 5-14-26-31-39-44 et le complémentaire 38. NDLR: cet exemple n'a de pertinence que s'il s'agit réellement des numéros gagnants. Sinon, autant s'en passer. Mais bon).

Ainsi, même dans ce pays dont la forme évoque une godasse toute prête à botter le cul des terriens en errance maritime plutôt qu'une chaussure de marche vers une politique humanitaire digne de ce nom, il arrive que des faits percent la toile grise de l'actualité pour redonner espoir et confiance à nos contemporains et démontrer que tout n'est pas fichu en ce bas monde. En effet, on vient d'apprendre que le club de foot de Milan avait accepté de recueillir un certain Romelu L. qui dérivait en quête d'un port d'attache où poser ses crampons. Même si l'accueil est temporaire (5 ans), on ne peut que se réjouir de cette main tendue, preuve évidente qu'il demeure encore de bonnes raisons de croire en l'humanité ! Alleluia.

Donc, voilà,

BOTTÉ EN TOUCHE
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OUM BALA OUM BALA OUM BALA OUM

Publié le 4 Août 2019 par Jean Dufour

Depuis notre brillant exposé d'hier, vous êtes désormais tous à même de distinguer un esquimau d'un esquimau. Ne nous remerciez pas, c'est tout naturel.

Nez-en-moins, un de nos fidèles lecteurs qui a souhaité garder l'anonymat (NDLR: il vaut mieux garder l'anonymat que la chambre. Ou que son slip dans un camp de nudistes. Ou encore que des chèvres en Ardèche. C'est plus loin !) nous fait part d'une expérience intéressante dont il tient à partager modestement les conclusions. Il précise que pour distinguer un esquimau d'un esquimau, il faut les déballer tous les deux et les observer attentivement. Celui qui a un petit bâton derrière est un esquimau. Par contre, celui qui n'en n'a pas, est un esquimau. Ou alors, il s'agit d'un esquimau quelque peu pervers ou avide d'expérience nouvelle. A moins que ce que vous avez pris pour un bâtonnet ne soit en définitive qu'un thermomètre. Dans ce cas, il vous faut baser vos conclusions sur une observation attentive des températures: celle de l'esquimau étant nettement inférieure à celle de l'esquimau. Surtout s'il a de le fièvre.

Merci à ce lecteur pour sa précieuse collaboration.

Donc, voilà,

OUM BALA OUM BALA OUM BALA OUM
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OUTCHI, OUTCHI, OUTCHI, AWAWA

Publié le 1 Août 2019 par Jean Dufour

Plus que 29 jours, et c'est la rentrée, youpie !
Profitons de ces journées de glandouille, pour nous instruire un brin, tout en nous instruisant.

Aujourd'hui, leçon de vocabulaire.
Sachons distinguer un esquimau d'un esquimau. Ou un eskimo d'un eskimo. Ou l'inverse..

Esquimau est l'exonymie utilisé pour nommer certains peuples autochtones de l'Arctique vivant en Alaska, dans le Grand Nord canadien, au Groenland et en Sibérie orientale. 
Tandis que esquimau est une antonomase qui désigne une barre de glace enrobée de chocolat.

Mais, dans la vrai vie, en rue, sur la plage ou au cinéma, comment distinguer un esquimau d'un esquimau ? Oui, comment ?
C'est très simple: on peut sucer le premier tandis que ... Non, ce n'est pas un bon exemple.

Pour bien faire la distinction, il suffit de placer trois esquimaux autour d'un brasero. S'ils fondent, c'est que ce sont des esquimaux. Mais s'ils écoutent l'un d'eux qui sur son banjo rythme le mortel ennui du pays du soleil de minuit, c'est que ce sont des esquimaux. 
Précisons qu'un esquimau peut se taper un esquimau. Mais pas l'inverse. Encore que. Mais bon.
Donc, voilà.

NDLR. Pour parfaire votre culture, et ne pas bronzer idiot, précisons que l’exonymie est le fait qu'un groupe de personnes dénomme un autre groupe de personnes par un nom distinct du nom régulier employé par l'autre groupe pour se désigner lui-même (sic ! voir Wikipedia), tandis que l'antonomase est une figure de style dans lequel un nom propre ou bien une périphrase énonçant sa qualité essentielle, est utilisé comme nom commun. Mais on s'en fout un peu, non ? Entre nous ...? Oui, hein.

OUTCHI, OUTCHI, OUTCHI, AWAWA
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LE SAINT DU JOUR

Publié le 31 Juillet 2019 par Jean Dufour

Aujourd'hui Saint Ignace. En fait, Saint Ignace s'appelait, avant son opération, Sainte Tignasse. Ainsi baptisée en raison d'une particularité anatomique relativement rare dont le symptôme principal réside dans le fait que ses cheveux poussent à l'intérieur du crâne plutôt qu'à l'extérieur de celui-ci, comme c'est généralement le cas chez la plupart des êtres humains. 
Sauf chez les chauves.

Cette affection rend particulièrement ardue la tâche des capilliculteurs contraints de concentrer toute leur attention sur le cisaillement des cheveux qui jaillissent de tous les orifices disponibles: nez (poil au nez !), oreilles, bouche (NDLR: on reconnait d'ailleurs aisément les victimes de ce syndrome à leur cheveu sur la langue) et même les yeux (NDLR: ce qui valut à Tignasse le compliment dont un cinéaste du XXème siècle s'appropria sans vergogne la paternité: "T'as de beaux cheveux, tu sais").

Tignasse menait une existence presque normale jusqu'à ce que lui traversa l'esprit l'idée de se coiffer à la mode de l'époque, d'une crête colorée, souhaitant calquer son apparence sur celui de sa camarade de classe (photo d'époque ci-dessous). C'est alors que les ennuis ont commencé.

Donc, voilà,

LE SAINT DU JOUR
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