Poursuivons nos efforts pour lutter contre l'homophonie. Trop souvent encore, des mots prêtent (sans intérêt) à confusion (qui ne le leur rend jamais), en raison de leur trop grande proximité sonore. Les conséquences de ces errements langagiers peuvent être lourds de conséquences. Il est donc primordial de vous mettre en garde.
Arrêtons-nous aujourd'hui sur ce fréquent glissement entre les mots "coudes" et "couilles". Une hypothèse fréquemment défendue par les spécialistes de la langue veut que cet amalgame (en ré mineur) trouve son origine dans le fait que les deux partie anatomiques suce-nommées se déplacent généralement par paires. Mais l'argument est bien faible, car comment expliquer dès lors que l'on ne confonde pas coude et policier, par exemple.
Rappelons tout d'abord que "coude" est masculin et" couille" féminin. Mais cette précision n'est pas vraiment de nature à faire avancer le débat.
D'où la nécessité d'une observation fine des particularités des uns et des autres pour permettre à tout un chacun de lever toute ambiguïté, et adopter le terme adéquat.
- Ainsi, on observe une certaine autonomie de mouvement de l'un par rapport à l'autre chez les premiers (les coudes), tandis que les secondes (les couilles) sont généralement au coude à coude.
- Lors d'une réception arrosée, on en lèvera facilement l'un, et plus difficilement l'une. Surtout passé un certain degré d'imbibition.
- En été, en période de manches courtes, on observe que les uns sont généralement exposés au soleil. Tandis que les autres restent discrètement à l'abri. Mais pas toujours.
- Sur le terrain, les footballeurs se serrent les premiers cités. Dans les vestiaires, parfois les autres aussi.
- En plomberie, le coude indique un changement de direction. Mais on dit qu'il y a une couille quand on constate une fuite.
Espérons que ces quelques exemples vous éviteront des déboires à l'avenir, et que vous aurez désormais les couillées franches pour vous exprimer.
Donc, voilà.
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