Aujourd’hui, Alexandre.
L’analyse de sa biographie nous apprend qu’Alexandre est en fait l’augmentatif (NDLR : l’augmentatif est au diminutif ce que l’érection est à la circoncision) d’Alex. Il se dit que le petit Alex aimait beaucoup jouer dehors avec ses copains. Si bien qu’au moment du souper, sa maman criait par la fenêtre (ouverte) du quatorzième étage de l’immeuble : « Alex, entre ! », tant et si bien que les habitants de la cité eurent tôt fait de le baptiser Alex-entre, patronyme qu’un moine copiste presbyte du Moyen-âge transforma en l’Alexandre que nous connaissons encore aujourd’hui.
Avant d’être canonisé par le pape, Alexandre fut déclaré Bienheureux. Nous avons tous en mémoire le fameux film qui retrace cet événement historique, où l’on voit Alexandre le Bienheureux jouer du tuba dans son lit, tant sa joie était grande.
Alexandre était d’humeur changeante, tantôt rigolard, tantôt déprimé. Des changements mis en musique bien des années plus tard dans la chanson « Alexandr’rit, Alexandr’râle ».
Hélas, les mœurs du jeune Alexandre laissaient à désirer (NDLR : Désiré a d’ailleurs déposé plainte !). Les jeunes filles courtes vêtues qui l’entouraient lors de ses apparitions publiques étaient d’ailleurs nommées « les six reines du porc d’Alexandrie ».
Parmi les Alexandre célèbres citons Alexandre De Croo (à qui l’on autorisa, par dérogation spéciale, d’inverser les deux dernières lettres de son prénom pour lui éviter de rouler les « r »), Alexandre le Grand (nommé ainsi parce qu’il en avait un grand), Alexandre Dumas père (le père d’Alexandre Dumas fils) et Alexandre Dumas Fils (le fils d’Alexandre Dumas Père).
Terminons par cette phrase d’Alexandre le Bienheureux : « Dis donc... t'as déjà regardé une fleur de carotte ? Tiens. Regarde ça. Ben, tu vois... c'est ça, la vie. »
Donc, voilà,