Des études ont démontré que le Père Noël prenait de plus en plus la sans dent (NDLR : l’auteur a probablement voulu écrire l’ascendant. Quoi que. On ne sait jamais) sur Saint Nicolas. La concurrence entre les deux vieux barbus séniles semble pencher d’année en année en faveur du premier (que l’on devrait bientôt nommer le Père Hiver à l’instar des plaisirs du même nom).
Cette rivalité nous a valu un passionnant débat télévisé entre les deux protagonistes. Animés par Sacha Davril, les échanges ont permis aux deux intervenants de défendre leurs positions. Quelques extraits choisis :
- Je vous ferais remarquer, Monsieur Noël, que j’occupais la place bien avant vous ! Je suis ici depuis des siècles, et vous vous n’êtes là que depuis 1931 ! Alors un peu d’humilité, s’il vous plait ! Premier arrivé, premier servi !
- Heu, je vous ferais remarquer, Monsieur Nicolas, que j’ai autant le droit que vous d’occuper le terrain.
- Non, Monsieur, le pouvoir d’achat des familles n’est pas illimité, votre présence n’est que concurrence malhonnête et incitation à la surconsommation !
De plus … non, ne m’interrompez pas, je ne vous ai pas interrompu, je vous accuse de plagiat, Monsieur Noël ! Même couleur de costume, même barbe blanche ! Heureusement, ah, ah, votre proéminence abdominale permet de nous distinguer l’un de l’autre ! Ah, ah, je me gausse !
- Je ne vous permets pas de m’insulter ! Vous n’avez sûrement pas de leçon à me donner ! Je ne porte pas de signe religieux, moi ! Vous, avec votre croix, sur votre chapeau ridicule…
- Taisez-vous ! Et votre nom, il vient d’où, Môssieur Noël !!!
- Vous mélangez tout, Monsieur Nicolas ! Dois-je faire allusion à votre collaborateur racisé que vous trimbalez partout avec vous pour donner l’image d’une ouverture d’esprit dont vous n’avez rien à foutre.
- Je ne vous permets pas ! Dois-je faire allusion, à mon tour, à la boisson … noire, je tiens à le souligner, qui vous sponsorise et qui colonise le monde entier ??
- Oh, oh, ne changez pas de sujet ! Sinon, je ressors les vieux dossiers ! Les petits enfants que vous prenez sur vos genoux, par exemple, vous croyez que c’est malin, par les temps qui courent ??
- Ah, vous le prenez sur ce ton ! C’est plus intelligent sans doute de vous dandiner en ânonnant des ow ow ow débiles.
- Rien à voir ! Et votre âne, là ? Que vous surchargez de cadeaux de plus en plus lourds ? Que faites-vous de la cause animale ? Hein !
- Alors là, je vous arrête tout de suite. Combien de rennes vous faut-il pour tirer votre espèce de traineau ?
- Ow, ow, ow …
- Ah oui, vous ne dites plus rien, car vous devriez faire allusion à votre surpoids, Monsieur Noël ! Alors, ne venez pas me faire des leçons sur le bien-être animal !
- Hola, vous allez trop loin ! Je ne vous ai pas agressé, alors je vous prie de rester correct !
- C’est vous qui avez commencé ! Et si vous continuez, je vous arrache la barbe, malotru !
- Goujat !
- Paltoquet !
- Evêque de pacotille !
- Bibendum !
- Je vais vous faire bouffer votre barbe.
- Ne vous approchez pas, ou je vous défonce le crâne à coup de crosse !
Et Sacha Davril d’intervenir : Allons, messieurs, vous sortez des limites, là. A la répétition, je vous avais pourtant bien donné les textes de vos réponses. Et là, vous ne respectez pas ce que nous avions convenu. Je vais devoir rendre l’antenne, en donnant rendez-vous à nos téléspectateurs pour un autre débat d’actualité, la semaine prochaine, sur la question de la menace de grève dans les crèches à Noël.
Donc, voilà,