Depuis quelques temps, les discours et déclarations qui fleurissent tous azimuts, en ces périodes pré et post électorales (NDLR, traduction : en permanence), sur les ondes, dans les gazettes et les réseaux sociaux, sont émaillés de la référence aux « GENS QUI VEULENT BIEN SE LEVER TÔT POUR ALLER TRAVAILLER », considérés par d'aucuns comme une espèce en voie de disparition qu’il convient de réintroduire au plus vite dans nos contrées.
La liaison du labeur quotidien à un lever auroral est présentée comme la solution incontournable au problème du chômage qui gangrène notre société, n’en déplaise à Raymond, veilleur de nuit, qui se lève royalement à 18 heures après une bonne sieste récupératrice conséquente à ses harassantes rondes nocturnes, et à Angèle, infirmière, qui s’offre une crapuleuse grasse matinée après sa prestation 14-22 de la veille, et avant la même 14-22 du jour.
Persuadés de tenir là la recette miracle, afin de s’assurer que les masses laborieuses soient debout à temps, les candidats décideurs qui voudraient décider pour nous ont pensé un moment à réhabiliter le métier de réveilleur/euse public/que. Ceci aurait créé de l’emploi, mais très vite est apparue la question de savoir qui allait réveiller le/la réveilleur/euse. Le projet a donc été reporté en attendant les conclusions du bureau d’experts qui sera désigné à l’issue du marché public qui sera lancé très prochainement.
Moralité, comme le disait Raymond Devos : « Se coucher tard … nuit ! »
Donc, voilà,