Environ un automobiliste belge sur 70, soit 1,4%, circule en moyenne avec une alcoolémie supérieure à la limite légale, selon une étude publiée vendredi par l’institut de sécurité routière Vias. L’étude met en évidence de fortes disparités régionales. En Wallonie, 2% des conducteurs dépassent la limite, contre 0,8% en Flandre.
On serait tenté de conclure que le wallon conduit plus souvent bourré que le flamand. Evitons cependant les amalgames (en ré mineur), ne tirons pas de conclusions hâtives qui pourraient nuire à la réputation déjà bien malmenée des habitants du Sud du pays, et penchons-nous plutôt (wouf, wouf) de plus près, mais pas trop, sur ce que cachent réellement ces chiffres.
Plusieurs hypothèses sont à analyser et mériteraient chacune une étude plus approfondie :
- Qui nous dit en effet que le flamand n’est pas tellement bourré qu’il ne peut même plus retrouver sa voiture et ne reprendra donc pas le volant. Tandis que le wallon a peut-être picolé, mais au moins, il a pu regagner son véhicule ! Et donc courra plus de risques d’être contrôlé. Forcément. Non ? Si !
- Qui nous dit que les flics flamands ne sont pas eux-mêmes tellement chargés qu’ils n’arrivent pas à faire passer l’alcotest, ou à lire le résultat de celui-ci. Non ? A vérifier !
- Les distances en Wallonie étant inversement proportionnelles à la densité de sa population, la probabilité de tomber sur un contrôle routier est forcément supérieure à celle du Nord du pays où le parcours bistro-habitation, voire boulot-bistro-habitation est inévitablement plus court, et le risque de contrôle logiquement moindre. Pas faux ! Si ? Non !
- D’aucuns posent par ailleurs le postulat qui demande vérification qu’une part importante des contrôlés en Wallonie, à Durbuy ou ailleurs, seraient des flamands en villégiature ou en seconde résidence, faisant ainsi pencher les statistiques en leur faveur. Tandis que le wallon, s’il est bourré sur la digue de la mer du Nord rentrera, lui, à pied, ou au pire en cuistax ! Encore un élément déterminant qui biaise les conclusions !
Loin de nous l’idée de faire l’apologie de l’alcool au volant, mais nous nous devons de redorer, chaque fois que l’occasion se présente, l’image du wallon fainéant et picoleur ! Boire ou choisir, il faut bien se conduire !
Donc, voilà,