Le mois dernier, une célèbre institution bancaire affichait ostensiblement son amour pour ses chers clients en leur adressant un vibrant slogan digne d’une chaine de sex-shop « Toujours plus pour votre love » que nos linguistes avaient tenté de décrypter et de traduire par « Venez vous faire baiser » ! ainsi qu’on a pu le lire dans notre excellent billet du 10 octobre.
La même société argentière poursuit son œuvre de séduction avec une nouvelle accroche, tout aussi énigmatique que la première. Si pas plus. Jugez plutôt : « Notre cœur beats pour vous ». En couleurs et sur plusieurs pages dans les gazettes du week-end passé.
Intrigués par ce curieux message, nous avons à nouveau réuni notre équipe de spécialistes en dialectes oubliés et langages paranormaux, afin de décrypter cette affirmation.
Le premier réflexe de nos chercheurs fut d’ouvrir, sur internet, un traducteur anglais-français. Et, première surprise, en insérant le mot « beats » du côté anglophone, son collègue francophone affichait … « beats » ! (NDLR : vous pouvez essayer et vérifier par vous-mêmes !). Le mystère s’épaississait, ravivant la curiosité de nos chercheurs de plus en plus intrigués par ce message énigmatique.
Deux hypothèses se firent rapidement face. Les tenants de la première entendaient défendre l’idée que le slogan était avant tout destiné à être proclamé à voix haute, à la radio ou à la télévision, afin d’attirer l’intérêt du public à l’audition du mot « bite » qui ne pouvait que titiller sa curiosité et réveiller son attention léthargique.
L’autre explication est née de la consultation du dictionnaire de langue française qui nous apprend que « beats » est tout simplement le pluriel du mot « béat », ce que le Larouquine traduit par « Qui manifeste un contentement exagéré, niais ».
A l’issue d’âpres négociations, les défenseurs des deux tendances publièrent une explication commune et consensuelle en avançant l’idée, mais c’est encore à démontrer, que, peut-être, la banque, sous ses airs de doucereuse philanthropie (« nous faisons tout par amour pour nos clients ») prenait ses clients pour de niaises têtes de bite. Ou pas. L’avenir nous le dira.
Donc, voilà,