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Donc voilà

Un peu de tout, sur tout ou rien, selon l'humeur du jour.

MESURES ET DÉMESURES SONT DANS UN BATEAU.

Publié le 27 Novembre 2021 par Jean Dufour

Nous sommes enfin en mesure de vous communiquer les nouvelles mesures prises par les décideurs qui décident les mesures pour nous.
Tout d’abord, et ce n’est pas une surprise, puisque les médias l’annonçaient déjà avant la conférence de presse, la mesure la plus attendue et qui a rapidement fait l’unanimité parmi les décideurs : 3 m 58 !
Surprise par contre, pour les 26,74 cm à laquelle on pensait échapper. Mais, malgré la déception, on se réjouira nez-en-moins que la proposition de 35,54 km ait été rejetée par l’opposition. On n’ose imaginer les conséquences si la mesure avait été retenue, alors que, on s’en souvient, les 33,25 km avaient déjà eu bien du mal à être appliqués. Surtout la nuit.
Et enfin, suivant en cela l’avis des experts qui expertisent, la mesure des 750 m par cm² a été maintenue, tant qu’elle ne dépasse pas la moyenne enregistrée au même endroit à plus de 6 mm d’écart. Sauf la nuit. Surtout en hiver.
Restons prudents !
Donc, voilà,
MESURES ET DÉMESURES SONT DANS UN BATEAU.
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BLACK WEDNESDAY.

Publié le 26 Novembre 2021 par Jean Dufour

Alors que les noyades solitaires dans la Manche n’émeuvent plus grand monde et que les drames individuels, tout aussi fréquents soient-ils, ne font plus les titres des gazettes, il aura fallu que 27 migrants perdent collectivement la vie ce mercredi pour que les dirigeants des pays limitrophes décident de se concerter pour enfin trouver une solution digne de ce nom.
D’un commun accord, ils ont acté que les migrants résidant dans un pays A ne pourraient plus le quitter pour se rendre dans un pays B, mais qu’ils ne pourraient pas non plus pour autant rester dans le pays A. Ils sont donc invités à rester là où on ne les veut pas. Empêcher de partir et empêcher de rester sont ainsi les deux axes de cette commune politique d’accueil.
Moralité … heu, non, pas de moralité.
Donc, voilà.
BLACK WEDNESDAY.
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VOCABULAIRE.E

Publié le 25 Novembre 2021 par Jean Dufour

S’il est incontestablement nécessaire de féminiser les vocables traditionnellement attribués au genre masculin, il importe nez-en-moins de bien en mesurer toutes les conséquences.
Ainsi, la crédibilité des adeptes du « grand complot » risque d’être mise à mal s’il devait s’agir à l’avenir des partisans de la « grande complote » !
Pensons-y !
Donc, voilà.
VOCABULAIRE.E
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SCÈNE DE VIE

Publié le 21 Novembre 2021 par Jean Dufour

Synopsis. Deux couples d’amis partagent un frugal repas. Sur la table un plat de salade verte et une carafe d’eau. On sent que les fins de mois sont difficiles.
Distribution : homme 1, femme 1, homme 2, femme 2. Homme 1 est vraisemblablement en couple avec femme 1. Et homme 2 avec femme 2. Mais on sent que femme 1 en pince pour homme 2. Seul homme 1 est barbu.
Homme 2 : Vous avez une alarme, vous ?
Femme 1 : Oui, on a fait installer Vérisure.

Homme 2 : Et alors, c’est comment ?
Homme 1 (répond à la place de femme 1. Expression du visage super rassurante) : C’est super rassurant !
Femme 1 (reprend la main, pour montrer qu’elle s’y connait) : Surtout qu’il y avait beaucoup de cambriolages pendant les vacances.
Homme 2 ouvre béatement la bouche.
Femme 2 (visage terrassé d’effroi) : On devrait vraiment mettre une alarme aussi avant de partir.
Homme 2 (saisissant son GSM posé par hasard sur la table, comme il a été prévu à la répétition) : T’as raison, je vais regarder tout de suite.
Epilogue : Vous aussi, n’attendez plus. Chaque jour nous apporte son lot de cambriolages et de vols en tous genres. Pas plus tard qu’hier, une plaque Vérisure fixée sur la façade d’une maison a encore été dérobée ! Pensez-y !!!
Donc, voilà,
SCÈNE DE VIE
SCÈNE DE VIESCÈNE DE VIESCÈNE DE VIE
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CST ou CST ?

Publié le 19 Novembre 2021 par Jean Dufour

Les divers trains de mesure annoncés par les décideurs qui décident pour nous véhiculent dans leur sillage des wagons d’incompréhensions et de confusions.
Parmi celles-ci, il convient de s’arrêter un instant sur le fameux CST qui fait désormais partie de notre vocabulaire quotidien. Divers incidents nous ont été rapportés qui justifient la diffusion de la présente mise au point.
Téléportons-nous dans un temps que les moins de vingt dents ne peuvent pas connaître. C’était l’époque où les décideurs de l’époque qui décidaient déjà pour nous rivalisaient d’ingéniosité pour combattre une autre épidémie, celle du chômage. L’un d’entre eux instaura une mesure baptisée « Cadre spécial temporaire », en abrégé : CST. On l’aura compris, la reprise de ce sigle, quarante ans plus tard, par les décideurs d’aujourd’hui, ne pouvait qu’engendrer bévues et amalgames (en ré mineur).
Ainsi, on nous rapporte le cas de ce jeune homme qui s’est vu refuser l’entrée d’un restaurant, alors qu’il présentait au serveur un CST en bonne et due forme. Ce dernier n’étant autre que son beau-père qui travailla jadis au service travaux de la Commune comme CST, ils se virent refouler tous deux, sans en comprendre la raison. Le beau-père eut beau présenter son contrat de travail et ses fiches de paie, rien n’y fit.
Il convient donc d’être particulièrement vigilant. Même accompagné d’un CST, vous devez obligatoirement être muni d’un CST, lui-même en possession d’un CST. Attention le CST du CST doit être récent. Pas lui.
Donc, voilà,
CST ou CST ?
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L’ABUS DE BUS NUIT

Publié le 18 Novembre 2021 par Jean Dufour

Tandis que la population retenait son haleine (NDLR : ce qui ne peut être qu’appréciable face à certains vis-à-vis) dans l’attente des décisions des décideurs qui décident pour nous, un texte a été voté ce mardi, dans une certaine indifférence, alors qu’il revêt une importance toute particulière pour ceux qu’il concerne. La commission de la Mobilité de la Chambre a en effet approuvé une proposition de loi autorisant désormais les véhicules qui assurent le transport scolaire des enfants handicapés à emprunter les sites propres des transports en commun.
Voilà enfin une réponse pertinente à cette situation problématique dénoncée depuis de nombreuses années, sans résultat jusqu’ici. Il faut savoir que de nombreux enfants et jeunes handicapés passent plusieurs heures par jour dans un bus pour se rendre dans une école spécialisée de leur non-choix.
On peut lire sur le site du Délégué aux Droits de l’enfant : « Pour exemple, cette année, près de 50 % des enfants usagers des transports scolaires pour rejoindre une école du Brabant Wallon passaient plus de deux heures par jour dans les bus. Pire, 20 % y passaient plus de trois heures et le trajet le plus long durait 7 h 45… ! Pour quelques 6 heures de présence à l’école et 3 heures le mercredi. Par ailleurs, le nombre d’enfants serait certainement plus élevé si de nombreux parents n’assumaient pas eux-mêmes les trajets pour éviter une telle maltraitance à leur enfant. Solution réservée aux familles qui peuvent financièrement en assumer la dépense, le plus souvent d’ailleurs au prix d’une réduction du temps de travail d’un parent (…) Les obstacles rencontrés sont parfois tellement invivables que certains parents finissent malheureusement par déscolariser leur enfant (…) Il est important aussi de rappeler que ces conditions sont infligées à des enfants déjà largement fragilisés soit par un handicap, soit par des difficultés comportementales et/ou une souffrance psychologique. » Texte complet à lire sur le site du Délégué général aux droits de l’enfant de la FWB.
Applaudissons des deux mains cette initiative que l’on peut sans conteste qualifier de victoire. Désormais, le gamin qui passait 3 heures dans le bus n’y passera plus que 2 h 45 … s’il habite dans une ville qui dispose de sites propres à la circulation des transports en commun, et … 3 heures, si son circuit de ramassage arpente les routes de campagne !
Un petit pas pour l’homme et … un petit pas pour l’homme.
Donc, voilà,
L’ABUS DE BUS NUIT
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LES VOYAGES FORMENT LA JEUNESSE !

Publié le 15 Novembre 2021 par Jean Dufour

Lu dans une gazette cette semaine : une école propose des voyages scolaires à la carte, à choisir selon les moyens de chacun. Ainsi pour 600 € certains pourront participer à un séjour de 9 jours en Ecosse, ou pour 500 € visiter Auschwitz et Cracovie. Ceux qui ne pourront bourse délier auront le choix entre bénévolat au Resto du cœur, partage de la vie des moines ou apprentissage de la communication non-violente.
Que voilà enfin une bonne idée en phase avec la finalité fondamentale de l’enseignement de préparer les élèves à une intégration dans une société où certains partent trois fois par an en vacances, si possible loin et en avion, et d’autres se contentent d’une carapils devant la vitrine de l’agence de voyage.
Riche idée que ce bénévolat aux Restos du cœur, histoire de leur en montrer le chemin, et cette formation à la non-violence, pour anticiper les mouvements de rébellion !
Encouragés par cette initiative, d’autres pistes ont germé dans les cerveaux de ceux qui réfléchissent avant de décider. Ou l’inverse. Il est ainsi question de pupitres de première, deuxième et troisième classe dans les classes, les premiers rangs ayant droit à un fauteuil capitonné moyennant un petit supplément sous forme d’un don, déductible d’impôts, à l’amicale de l’école, tandis que les places gratuites seront installées au fond du local sur des strapontins. L’idée que chacun amène son siège a été rejetée sous la pression du lobby des fournisseurs de mobiliers scolaires.
Les cantines proposeront trois menus aux tarifs proportionnels au nombre de services (apéro soumis à l’autorisation parentale). Les candidats aux repas gratuits ne seront pas oubliés et recevront un bon pour les Restos du cœur (ils pourront ainsi rentabiliser leur bénévolat en épargnant un trajet).
Et enfin, les cours dispensés par des professeurs formés et expérimentés feront l’objet du versement d’un minerval (possibilité d’étalement). Les cours gratuits seront dispensés par des stagiaires, des chômeurs ou des malades de longue durée, ou des condamnés à des peines d’intérêt général.
Moralité : « Quand l’école décolle, les colles volent » (NDLR : oui, ça ne veut rien dire … Mais c’est pas nous qui avons commencé !)
Donc, voilà,
LES VOYAGES FORMENT LA JEUNESSE !
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BULLETIN DE SANTÉ

Publié le 11 Novembre 2021 par Jean Dufour

On vient de l’apprendre, la maman qui a donné naissance la semaine dernière à des quatorzuplés avait bien été victime d’une ovaire-dose !
Donc, voilà,
BULLETIN DE SANTÉ
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BEATS D’AMARRAGE

Publié le 10 Novembre 2021 par Jean Dufour

Le mois dernier, une célèbre institution bancaire affichait ostensiblement son amour pour ses chers clients en leur adressant un vibrant slogan digne d’une chaine de sex-shop « Toujours plus pour votre love » que nos linguistes avaient tenté de décrypter et de traduire par « Venez vous faire baiser » ! ainsi qu’on a pu le lire dans notre excellent billet du 10 octobre.
La même société argentière poursuit son œuvre de séduction avec une nouvelle accroche, tout aussi énigmatique que la première. Si pas plus. Jugez plutôt : « Notre cœur beats pour vous ». En couleurs et sur plusieurs pages dans les gazettes du week-end passé.
Intrigués par ce curieux message, nous avons à nouveau réuni notre équipe de spécialistes en dialectes oubliés et langages paranormaux, afin de décrypter cette affirmation.
Le premier réflexe de nos chercheurs fut d’ouvrir, sur internet, un traducteur anglais-français. Et, première surprise, en insérant le mot « beats » du côté anglophone, son collègue francophone affichait … « beats » ! (NDLR : vous pouvez essayer et vérifier par vous-mêmes !). Le mystère s’épaississait, ravivant la curiosité de nos chercheurs de plus en plus intrigués par ce message énigmatique.
Deux hypothèses se firent rapidement face. Les tenants de la première entendaient défendre l’idée que le slogan était avant tout destiné à être proclamé à voix haute, à la radio ou à la télévision, afin d’attirer l’intérêt du public à l’audition du mot « bite » qui ne pouvait que titiller sa curiosité et réveiller son attention léthargique.
L’autre explication est née de la consultation du dictionnaire de langue française qui nous apprend que « beats » est tout simplement le pluriel du mot « béat », ce que le Larouquine traduit par « Qui manifeste un contentement exagéré, niais ».
A l’issue d’âpres négociations, les défenseurs des deux tendances publièrent une explication commune et consensuelle en avançant l’idée, mais c’est encore à démontrer, que, peut-être, la banque, sous ses airs de doucereuse philanthropie (« nous faisons tout par amour pour nos clients ») prenait ses clients pour de niaises têtes de bite. Ou pas. L’avenir nous le dira.
Donc, voilà,
BEATS D’AMARRAGE
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FAITS D’HIVER

Publié le 5 Novembre 2021 par Jean Dufour

La jeune femme, victime d’attouchements, a déposé immédiatement une déclaration de main courante !
Donc, voilà,
FAITS D’HIVER
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