En France, une redevance sur les morceaux de musique diffusés lors des obsèques sera bientôt d'application.
En tête du hit-parade des chansons diffusées dans les funérariums et lieux de culte, on trouve notamment "Vole" de Céline Dion, "Puisque tu pars" de Jean-Jacques Goldman, "Paradis blanc" de Michel Berger, et "Nos absents" de Grand Corps Malade (NDLR : est-il bien raisonnable de diffuser du Grand Corps malade autour d’un défunt ? Surtout s'il est grand... Mais bon).
Nous avons pu nous procurer, en exclusivité, la suite de la liste des chansons les plus diffusées lors des funérailles. On y trouve « Vieille canaille » de Gainsbourg, demandée par certains veufs/veuves rancuniers/ières. « Sans chemise, sans pantalon » de Rika Zaraï a son petit succès lors de l’adieu à la dépouille dépouillée d’un adepte du naturisme.
Plus surprenant, on a déjà entendu « A la queue-leu-leu » ou « La danse des canards » au moment du défilé autour du cercueil, sans trop savoir s’il s’agissait d’un hommage à un disparu particulièrement festif ou plutôt d’un hymne de réjouissance pour célébrer le départ d’un fieffé emmerdeur ou d’une parfaite enquiquineuse.
Et enfin, c’est souvent la profession du disparu qui guide le choix de la playlist funèbre. Citons « Le plombier » de Pierre Perret, « La Bonne du curé » d’Annie Cordy, « Le blues du dentiste » de Boris Vian et « La tactique du gendarme » de Bourvil. Par ailleurs, « Allumer le feu » de Johnny constitue généralement le premier choix lors des funérailles d’un pompier.
Il arrive aussi que le « héros » du jour impose lui-même son choix dans ses dernières volontés. Ainsi un joyeux plaisantin a souhaité que l’on diffuse « Les sardines (qu’est-ce qu’on est serré au fond de cette boite) » de Patrick Sébastien, en guise de dernier clin d’œil, déclenchant, un peu tard, l’hilarité générale qu’il a vainement tenté de provoquer de son vivant.
Mais le mieux, pour éviter de devoir payer les droits d’auteur, est de prendre le micro et de chanter vous-même une de vos compositions personnelles… diminuant ainsi les frais d’organisation. Les héritiers vous en seront particulièrement reconnaissants !
Donc, voilà,