Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Donc voilà

Un peu de tout, sur tout ou rien, selon l'humeur du jour.

LA SAINTE DU JOUR. EXCLUSIF.

Publié le 26 Avril 2016 par Jean Dufour

Aujourd'hui, sainte Alida.

Au prix de multiples et minutieuses fouilles, enquêtes, recherches et expertises, on en sait enfin un peu plus sur la personnalité d'Alida que nous fêtons aujourd'hui, youpie. 
Le père d'Alida était un membre de l'aristocratie russe. Bon vivant doté d'un certain embonpoint, on le connait mieux aujourd'hui sous le nom de Prince Fourré. 
A la naissance de son fils, il fut saisi de doutes au moment de choisir le prénom dont il allait affubler son descendant sans dents. Il réunit ses gens et les somma de lui présenter des propositions. Ce qu'ils firent en lui énumérant moult suggestions, que le bon Prince refusa systématiquement d'un "niet" sans appel:
- Igor ?
- Niet !
- Vladimir ?
- Niet !
- Boris ?
- Niet !
- Kevin ?
- Niet
- Yvan ?
- Niet !
- Dimitri ?
- Niet !
- Ali ?
- Ali ?
- Ali !
- Ali, Da !
Son fils s'appela donc Ali mais bien vite, victime de cet épisode pathétique, le surnom d'"Ali-da" supplanta l’appellation initiale, affublant notre garçonnet d'un prénom féminisant qui allait orienter sa destinée pour toujours.
Ainsi, l'identité masculine d'Alida se mua peu à peu en une féminité de moins en moins discrète, déclenchant moqueries et sarcasmes de la part de ses contemporains. Et un 26 avril, il disparut sans laisser de traces (ni de crasses car il était très soigneux). On le retrouve quelques années plus tard en France sous les traits d'une blonde chanteuse égyptienne. Il gagne aux dés un D qu'il ajoute à son patronyme pour devenir Dalida et se lancer dans une brillante carrière de chanteuse de variétés. Son plus grand succès fut dédié à un étalon du nom de Gigi, qu'il eut été plus opportun de dénommer Zizi si un autre chanteur ne s'était déjà approprié ce titre, une chanson machiste glorifiant les exploits lubriques d'un bellâtre qui mit en émoi toutes les femelles du village et qui, s'il eût été d'un autre sexe, lui auraient valu la réprobation générale de l'opinion publique.
Si Alida est vénérée aujourd'hui en tant que patronne des caissières de grande surface, on le doit à l'erreur d'un moine presbyte du Moyen-Age qui estropia son patronyme, remplaçant le "a" final par un "l". Dès lors, on ne va plus à Alida, mais on va à Lidl.
Donc, voilà.

Commenter cet article